Interview avec Robin D'Souza, membre de CAPP et coordinatrice du Forum Lumen Gentium
- 1 juil.
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Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre CAPP-Canada ?
Mon inspiration découle directement de la vision de saint Jean-Paul II, qui a toujours été l’un de mes héros. En créant la Fondation Centesimus Annus Pro Pontifice (CAPP), il a donné naissance à une initiative unique : la seule fondation pontificale dirigée par des laïcs. Il était profondément convaincu que les laïcs sont appelés à être des saints dans le monde moderne, capables de transformer la société de l’intérieur. Pour moi, rejoindre CAPP-Canada est une manière de mettre en pratique cette vision : en me concentrant sur nos sphères d’influence spécifiques et en répondant à la vocation profonde confiée aux laïcs.
Dans votre vie professionnelle ou communautaire, comment appliquez-vous la doctrine sociale de l’Église (DSE) en tant que dirigeant ?
J’ai la chance que la doctrine sociale de l’Église (DSE) serve de prisme à presque tout ce que je fais, que ce soit dans ma vie professionnelle, universitaire ou familiale. Dans le domaine du développement du leadership, je rédige des programmes pour le Forum Lumen Gentium, contribuant ainsi à former la prochaine génération de dirigeants au leadership vertueux et aux principes de la DSE. En tant que chargée de cours de littérature, mon enseignement est une exploration constante de la dignité humaine et du bien commun — j’utilise des récits pour examiner ce qui élève ou rabaisse la personne humaine. À la maison, ces principes guident la manière dont mon mari et moi élevons nos enfants, et ils influencent profondément la façon dont je soutiens le travail essentiel et plein de compassion de mon mari dans le domaine des addictions médicales et de la gestion de la douleur, ainsi que dans ses activités professionnelles.
Y a-t-il un enseignement, une citation ou un principe de la théologie sociale de l’Église (CST) qui vous touche particulièrement en ce moment ?
En ce moment, je me surprends à revenir sans cesse sur une belle réflexion tirée des *Parochial and Plain Sermons* de saint John Henry Newman (qui ne fait peut-être pas partie du canon de la CST, mais qui en est un précurseur !) :
« Le monde se contente de remettre de l’ordre à la surface des choses ; l’Église vise à régénérer les profondeurs mêmes du cœur.
Dans une culture qui se contente souvent de solutions superficielles et à court terme pour des problèmes humains profondément enracinés, cela me rappelle que la véritable solidarité et la justice exigent une éducation et une régénération du cœur.
Quel genre de communauté espérez-vous que CAPP-Canada devienne ?
J’espère que CAPP-Canada deviendra un foyer dynamique, intellectuel et spirituel pour les laïcs qui refusent de compartimenter leur foi. Mon espoir est que nous construisions une communauté qui ne se contente pas de discuter de la doctrine sociale de l’Église comme d’une théorie abstraite, mais qui donne activement à ses membres les moyens d’appliquer ces vérités dans leurs lieux de travail, leurs conseils d’administration, leurs salles de classe et leurs foyers respectifs — en favorisant des amitiés profondes et un engagement commun à régénérer la culture de l’intérieur.
Je prie pour que CAPP-Canada fasse preuve d’une grande clarté d’intention, et pour que ses membres adhèrent à la manière dont la doctrine sociale de l’Église s’applique à notre pays et à la façon dont elle peut nous aider à résoudre nos problèmes sociaux et spirituels spécifiques.



