Interview avec Matthew J. Marquardt
- il y a 1 jour
- 3 min de lecture

Qu'est-ce qui vous a incité à rejoindre CAPP-Canada à ce stade précoce de son développement ?
J'étais – et je reste – profondément enthousiasmé par toute initiative qui rassemble des personnes brillantes et engagées, désireuses de partager la vision de l'Église sur la personne humaine et la société. C'est exactement ce qu'offrait CAPP-Canada : un moyen de réunir des individus réfléchis et actifs de tout le pays et de soutenir ceux qui cherchent des moyens concrets de promouvoir la dignité humaine et le bon usage du don de la vie.
J’ai également été séduit par l’idée de cheminer aux côtés de telles personnes.
D’un point de vue historique, philosophique et pratique, je crois que l’Église catholique est le meilleur espoir du Canada pour une véritable unité et un véritable bien-être. En contribuant à rassembler le Canada, l’Église peut faire de notre pays une lumière pour les nations. Mais cela ne peut se produire que si nous donnons l’exemple, comme le Christ l’a demandé — en invitant les gens à venir à Lui par notre vie, et non par la pression ou la contrainte. Pour moi, telle est la mission de CAPP-Canada.
Je dis tout cela en étant pleinement conscient de la difficulté de la tâche et du fait que je suis moi-même souvent loin d’y parvenir. Il est originaire du Canada et occupe le poste de directeur pédagogique de la Fondation CAPP.
Dans votre vie professionnelle ou associative, comment mettez-vous en pratique la doctrine sociale de l’Église (DSE) en tant que responsable ?
Au fil du temps, la doctrine sociale de l’Église est devenue le centre de mon travail et de ma vocation. Après ma conversion à l’âge adulte, les Rédemptoristes m’ont guidé vers la doctrine sociale de l’Église, et celle-ci a commencé à façonner chaque aspect de ma vie : mon comportement au bureau, mon engagement au sein du conseil d’administration de ma copropriété et ma participation à la vie paroissiale. Finalement, elle a réorienté toute ma vie professionnelle vers l’évangélisation à travers la doctrine sociale de l’Église.
L’un des résultats les plus gratifiants a été l’impact sur le conseil d’administration de ma copropriété. Nous ne parlons jamais explicitement de la doctrine sociale de l’Église, mais nous en appliquons les principes dans la manière dont nous prenons nos décisions et dont nous nous traitons les uns les autres. Le résultat a été remarquable : nous avons été réélus pendant plus de vingt ans.
Voir Catholic Conscience se développer a également été une immense joie. Et bien sûr, la doctrine sociale de l’Église joue également un rôle central à la maison.
Y a-t-il un enseignement, une citation ou un principe de la CST qui vous touche particulièrement en ce moment ?
Ma compréhension de Matthieu 25 — en particulier la parabole des talents, ainsi que les récits des servantes sages et folles et du jugement des nations — m’est venue sur le tard, mais ce fut une révélation profonde. Cette prise de conscience a façonné bien des choses, notamment une appréciation renouvelée de deux passages de Jean 8 qui m’avaient été révélés bien plus tôt.
« Si vous demeurez dans ma parole, vous serez vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Telle était la devise de mon université, gravée dans la pierre du bâtiment principal devant lequel je passais chaque jour. Ma perception du lien entre la Parole de Dieu, la vérité et la liberté ne cesse de s’approfondir.
« Que celui qui est sans péché jette la première pierre. » C’était l’une des citations préférées de ma mère, qu’elle utilisait souvent pour régler les différends entre ses quatre fils. Même pour un adolescent peu enclin à la réflexion, cela a semé en moi les graines de l’humilité.
Quel genre de communauté espérez-vous voir naître avec CAPP-Canada ?
Il me semble que CAPP-Canada a le potentiel de rassembler non seulement l’Église canadienne, mais aussi le Canada lui-même, en créant un espace où les conversations fondées sur la vérité et la charité deviennent naturelles, joyeuses et inspirantes. Un tel espace ne peut mener qu’à de bonnes choses.
Nous entrevoyons déjà ce potentiel dans la multiplication de nouvelles initiatives, telles que le Forum Lumen Gentium et notre série de conférences sur les profonds changements sociaux induits par l’intelligence artificielle.
Pour concrétiser cette vision, CAPP-Canada — par l’intermédiaire de ses membres et en collaboration avec des personnes et des organisations partageant les mêmes idées — doit attirer des personnes fidèles, sereines, intelligentes et travailleuses, et les impliquer dans des initiatives qui correspondent à leurs talents et à leurs convictions.
C'est le genre de communauté que j'espère voir CAPP-Canada devenir.



